DPE à Abrivado, Lunel : comprendre le bâti et ses performances énergétiques
À Abrivado, les 481 DPE analysés font ressortir une majorité d’étiquettes C et une faible présence de logements classés F ou G. Le quartier présente une consommation médiane inférieure à celle de Lunel, mais ces résultats collectifs ne remplacent pas l’examen du diagnostic de chaque bien.

Le dossier énergétique d’Abrivado repose sur 481 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 4 845 DPE analysés à Lunel. Ces données décrivent les logements diagnostiqués dans le quartier : elles ne constituent pas un inventaire exhaustif de son parc immobilier. Elles permettent néanmoins de dégager un profil associant une majorité d’appartements, une période de construction dominante située entre 1975 et 1977 et une forte présence de la classe C. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, l’intérêt est de disposer de repères locaux plutôt que de s’appuyer uniquement sur les résultats communaux. La lecture doit rester individualisée : la fréquence d’une étiquette dans le quartier ne permet pas d’attribuer cette même étiquette à un logement particulier.
Un bâti principalement collectif, marqué par la période 1975-1977
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Abrivado) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 9 | 1,9 % |
| B | 45 | 9,4 % |
| C | 328 | 68,2 % |
| D | 81 | 16,8 % |
| E | 17 | 3,5 % |
| F | 1 | 0,2 % |
| G | 0 | 0,0 % |
La période de construction dominante à Abrivado est 1975-1977, avec 34,9 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la période la plus représentée dans les données fournies, et non d’une majorité absolue du bâti. Les logements construits avant 1975 représentent 20,4 % des diagnostics, tandis que ceux d’avant 1948 en constituent 4,0 %. Cette dernière proportion est nettement inférieure aux 25,5 % observés à l’échelle de Lunel. Le quartier se distingue donc par une présence beaucoup plus limitée du bâti le plus ancien dans l’échantillon étudié. Les maisons individuelles représentent 34,1 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Cette prédominance du collectif donne un contexte utile aux résultats énergétiques, sans renseigner à elle seule sur les matériaux, l’isolation ou les équipements des bâtiments.
Des étiquettes dominées par la classe C, avec un seul logement F
- Classes A et B : 9 diagnostics sont classés A et 45 sont classés B. Ces catégories sont présentes à Abrivado, mais leurs effectifs restent inférieurs à celui de la classe C. Les données ne précisent ni leur période de construction ni leur répartition entre maisons et appartements.
- Classe C : avec 328 diagnostics sur les 481 analysés, elle constitue la catégorie dominante du quartier. C’est le principal repère pour décrire la distribution locale, sans en faire une norme applicable à tous les logements proposés à la vente ou à la location.
- Classes D et E : elles regroupent respectivement 81 et 17 diagnostics. Leur présence rappelle que le quartier conserve des profils énergétiques variés, malgré la concentration des résultats en C. Un bien relevant de ces classes doit être examiné à partir de son propre diagnostic.
- Classes F et G : un seul logement est classé F et aucun diagnostic n’est classé G dans l’échantillon. La part fournie pour les passoires F et G est de 0,2 %. Cette faible fréquence ne signifie pas que tous les logements du quartier ont été diagnostiqués.
La répartition des étiquettes traduit une concentration des diagnostics autour de la classe C plutôt qu’une distribution homogène entre les catégories. Les 328 résultats C occupent une place centrale, devant les 81 résultats D. À l’autre extrémité, le seul diagnostic F et l’absence de G limitent fortement le poids des passoires dans l’échantillon. Ces constats décrivent des résultats, mais n’expliquent pas les causes de la performance observée. Les faits disponibles ne documentent pas les systèmes de chauffage, les travaux déjà réalisés, l’état de l’enveloppe ou les différences entre bâtiments. Il serait donc injustifié d’attribuer la prédominance de C à une rénovation généralisée ou à un équipement particulier. De même, aucune évolution dans le temps ne peut être déduite de cette photographie des diagnostics.
Abrivado face aux repères de Lunel : des médianes plus basses
- Passoires énergétiques : la part des classes F et G atteint 0,2 % à Abrivado, contre 1,6 % pour Lunel. Le quartier présente donc une proportion plus faible sur cet indicateur. La répartition complète des étiquettes de la ville n’étant pas fournie, la comparaison ne peut pas être étendue à chaque classe.
- Consommation : la médiane du quartier est de 112 kWh/m²/an, contre 136 kWh/m²/an à l’échelle communale. Cet indicateur est inférieur à Abrivado, mais il ne décrit pas la consommation de chaque logement et ne permet pas de prévoir les usages d’un futur occupant.
- Coût énergétique annuel estimé : la médiane s’établit à 933 € dans le quartier, contre 992 € pour Lunel. Il s’agit d’un repère issu des estimations énergétiques, pas d’une facture constatée ni d’un montant garanti pour un logement proposé sur le marché.
- Surface et ancienneté : les surfaces médianes sont proches, avec 68 m² à Abrivado et 69 m² dans la ville. En revanche, la part du bâti antérieur à 1948 diffère sensiblement : 4,0 % dans le quartier contre 25,5 % à Lunel. Ces données ne suffisent pas à établir une relation de cause à effet avec les consommations.
Vendre à Abrivado : situer le logement sans lui attribuer la moyenne
Pour préparer une vente à Abrivado, les chiffres du quartier servent d’abord à contextualiser le DPE du bien. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus représentée parmi les 481 diagnostics ; un logement D, E ou F présente un résultat différent de ce profil dominant. Cette comparaison peut structurer la présentation du dossier, à condition de distinguer clairement les caractéristiques individuelles des statistiques locales. La consommation médiane de 112 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 933 € ne doivent pas être présentés comme les valeurs du logement vendu. Les données fournies ne permettent pas non plus de chiffrer une incidence du classement sur la valeur du bien, d’anticiper la négociation ou de conclure à une facilité particulière de vente.
Louer à Abrivado : examiner le diagnostic et le budget du bien
Dans un projet de location, le profil énergétique d’Abrivado constitue un point de comparaison, mais pas une validation du logement envisagé. La présence d’un seul diagnostic F dans l’échantillon souligne la rareté locale de cette classe ; elle ne dispense pas de regarder l’étiquette du bien concerné. Le coût énergétique annuel médian estimé de 933 € peut aider à situer une estimation individuelle, sans devenir un budget certain pour le futur occupant. De même, la surface médiane de 68 m² ne décrit pas nécessairement le logement à louer. Les faits fournis ne comprennent pas de cadre réglementaire : ils ne permettent donc pas de conclure à l’admissibilité juridique d’une location. Pour le bailleur comme pour le locataire, il faut séparer le contexte statistique du quartier et l’examen du dossier propre au bien.
Questions fréquentes
Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Abrivado ?
La classe C est la plus fréquente, avec 328 diagnostics sur les 481 géolocalisés dans le quartier. Elle devance la classe D, qui compte 81 diagnostics. Ce résultat caractérise l’échantillon analysé et ne permet pas de présumer du classement d’un logement dont le diagnostic individuel n’a pas été examiné.
Abrivado présente-t-il de meilleurs indicateurs énergétiques que Lunel ?
Sur les indicateurs comparables fournis, Abrivado affiche une consommation médiane plus basse : 112 kWh/m²/an contre 136 à Lunel. Sa part de passoires est également inférieure, à 0,2 % contre 1,6 %. Cela ne signifie pas que chaque bien du quartier est plus performant que chaque bien de la ville.
Le coût médian de 933 € permet-il de prévoir les dépenses d’un logement ?
Non. Les 933 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics du quartier. Ce chiffre n’est ni une facture réelle ni l’estimation propre à tous les biens d’Abrivado. Pour vendre, acheter ou louer, il faut le distinguer des informations du diagnostic du logement concerné et ne pas le présenter comme une dépense garantie.